Bref historique de l'enseignement primaire dans la Vallée du Geer.
1. Epoque Gallo-romaine I - IV ème siècle
L'enseignement est privé et réservé
aux familles aisées. Dans notre région, cet enseignement s'est développé
à Tongres. Les élèves écrivent sur des tablettes de bois dont la surface
évidée est couverte d'une couche de cire. (1 exemplaire à l'expo)
2. Epoque Carolingienne VIII - IX ème siècle
Les écoles monastiques à Liège accueillent les enfants nobles et doués.
Les maîtres sont tous des religieux, l'enseignement est axé sur la lecture
des psaumes et les chants des offices. Des calculs élémentaires complètent
la formation des futurs moines et des fonctionnaires de l'évêché. Toutefois,
nos campagnes restaient peu ou pas instruites.
3.
Le Moyen-Age La population des campagnes reste arriérée, mais l'enseignement
progresse dans les villes sous la houlette des évêques. La langue latine
va disparaître progressivement au profit du français archaïque sous la pression
des marchands, des artisans et des commerçants. Dans la Vallée du Geer,
le mot école apparaît dans le courant du XVIIIème siècle. Il s'agit de petits
groupes d'enfants rassemblés par le curé du village ou son vicaire, dans
un petit local situé près de l'église. L'enseignement est payant. On apprend
par coeur l'alphabet et les prières principales. Rien d'autre. La discipline
est sévère et violente. Des écoles privées naissent au hasard des circonstances,
un barbier, un cabaretier, un berger, s'il sait un peu lire et calculer,
peut ouvrir une école dans sa propre maison. 4. Période Autrichienne - XVIII
ème siècle. Sous Marie-Thérèse et Joseph II apparaît pour la première fois
la volonté de la part du gouvernement d'organiser l'instruction primaire,
non seulement dans les villes, mais aussi dans les campagnes.
5. Période Française fin XVIII ème siècle
Les français instaurent un régime laïc avec
un enseignement public, neutre et gratuit pour les enfants pauvres dans
chaque commune. Napoléon, dans son désir de rétablir la bonne entente avec
la papauté, réinstaure les ordres religieux, souvent les seuls capables
d'enseigner. Pression est faite sur le collège des bourgmestres et échevins
pour qu'il établisse une école primaire publique. Cependant, cette intention
toute louable qu'elle fût, resta théorique. Aucun instituteur n'était diplômé
et les écoles de campagne retournèrent sous le contrôle du clergé. Le milieu
rural reste malgré tout peu instruit. 6. Période Hollandaise 1815-1830 Guillaume
I va donner pour la première fois des moyens financiers à l'école publique.
Un réel effort est fourni pour former des instituteurs et institutrices
diplômés. Deux écoles normales sont créées à Lierre et Nivelles. La révolution
de 1830 anéantira ce bel effort. 7. La Belgique indépendante 1830... Au
début de l'indépendance, l'enseignement primaire, dans les campagnes, est
dirigé par le marguillier ou des maîtres incapables et brutaux. Les locaux
sont insalubres, sales, mal éclairés et humides. On donne cours parfois
dans une ancienne grange, une cave ou une cuisine. La première loi organique
de l'enseignement primaire date de 1842. Elle impose aux administrations
communales d'ouvrir une école primaire, publique et gratuite pour les pauvres.
Entre 1850 et 1880, tous les villages disposent enfin d'un vrai bâtiment
scolaire, garçons et filles séparés. Les locaux sont dotés de mobilier et
matériel pédagogique. Les enseignants doivent être porteurs du diplôme requis.
Les congrégations religieuses enseignantes font leur apparition dans la
Vallée du Geer à la fin du XIX e siècle et surtout après 1902 à cause des
persécutions en France à l'encontre des ordres religieux. Des écoles dirigées
par les soeurs seront construites. Désormais, deux réseaux se font concurrence.
L'enseignement ne sera rendu obligatoire qu'à partir de la loi votée en
1914, mais qui ne prendra ses effets qu'à la fin de la guerre. L'école primaire
est rentrée dans sa phase moderne.
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